Accueil > Actualités > [actualités des professeurs] > Sortie du numéro 30 du Paresseux

Sortie du numéro 30 du Paresseux

Sortie du numéro 30 du Paresseux


Dominique Herody est cofondateur de la revue littéraire Le Paresseux.

« Le Paresseux tel le phénix, qui n’ont que l’initiale et la finale en partage, ne renaît pas de ses cendres car il était bien au chaud sans jamais se consumer, mais repointe son museau après cinq ans de sieste, justifiant ô combien son slogan de la première heure « paraît peu comme il peut ».
Vingt ans après cette première heure, un numéro 30 (c’était un peu ballot de s’en tenir à 29, rien jamais ne se termine par 29, sinon les Années folles), pour la première fois composé de 16 pages (le Paresseux a grossi pendant son hibernation mais n’en reste pas moins souple), est publié sous la même forme, sans que son équipe n’ait eu à envisager d’accoler à son titre « nouveau », ou « nouvelle formule », voire « recette inchangée » puisque rien n’y est nouveau, sinon l’essentiel, c’est-à-dire les quinze textes d’Ingrid Auriol, Éric Bachelier, Laurent Bouëxière, Jean-Paul Chabrier, Daniel Crumb, Louise Desbrusses, Christian Estèbe, Christian Garcin, Patrice Granadel, Dominique Hérody, Daniel Labedan, Gilles Ortlieb, Catherine Ternaux, Pierre J. Truchot et Joël Vernet.
En ouverture, Éric Bachelier, ébéniste de l’écriture, nous livre une marqueterie composée d’éclats des cinq premières années de notre animal, convoquant à leur insu l’ensemble de ses contributeurs, dont certains, particulièrement résistants, habitent encore ce numéro. 
Au détour, les ombres de Manet, Bataille, Onslow, Artaud, Marina Tsvetaeva, Robert Hue, Annie Cordy, Nerval ou Beckett, viennent soutenir les efforts de nos auteurs dans l’exercice littéraire — quand ils ne flânent pas sur les rives du Gange, de la Tamise ou de la mer Égée, ou encore sur les hauteurs de Pénaveyre dans l’Aubrac et le long des routes éternelles du Valois.
Ce numéro aussi, surtout, pour se souvenir de Michel Gady, à travers ses photographies qui reflètent à jamais la beauté de son regard. »