Accueil > Actualités > [actualités des professeurs] > Prix de la meilleure bande dessinée de science-fiction pour l’album "Souvenir (...)

Prix de la meilleure bande dessinée de science-fiction pour l’album "Souvenir de l’empire de l’atome" de Thierry Smolderen et Alexandre Clérisse

Prix de la meilleure bande dessinée de science-fiction pour l’album "Souvenir de l’empire de l’atome" de Thierry Smolderen et Alexandre Clérisse

Thierry Smolderen et Alexandre Clérisse ont reçu le prix de la meilleure bande dessinée de science-fiction au festival Les Utopiales de Nantes pour "Souvenir de l’empire de l’atome" chez Dargaud.

Synopsis :
1953 : Le Monde est entré dans l’âge de l’Atome, mais un homme s’interroge sur la civilisation qui l’entoure. Cet homme, c’est Paul – un écrivain de science fiction qui depuis son enfance vit en contact télépathique avec le héros d’une épopée galactique située dans un lointain futur.

Le cas de Paul devient célèbre à la suite d’un article. Gibbon Zelbub, consultant bien connu du Pentagone et de l’industrie américaine, commence alors à s’intéresser à lui. Dans un laboratoire du Vermont, "l’homme qui dialoguait avec le futur" va subir une expérience hypnotique qui lui fera commettre l’irréparable et briser l’honneur de son ami Zarth Arn, héros de l’Empire Galactique...

Dans ce roman graphique aussi surprenant que captivant, Thierry Smolderen et Alexandre Clérisse se plongent avec délectation dans l’imagerie fluide et aérodynamique de la SF des années 50. Très loin des parodies nostalgiques habituelles, ce récit chatoyant prend cependant la période au sérieux, et s’intéresse aussi bien aux sources du Zorglub de Franquin qu’aux techniques de persuasion utilisées dans les milieux publicitaires et militaires. S’inspirant d’un cas psychologique réel (qui a défrayé la chronique au milieu des années 50), l’intrigue tient à la fois de l’énigme psychiatrique et du space opera. Bel exemple d’un roman graphique contemporain exploitant toutes les possibilités de la forme, Souvenirs de l’Empire de l’Atome (144 pages, couleur) joue autant sur ses images brillamment évocatrices que sur son scénario aux zigzags imprévus pour emporter le lecteur dans un autre monde –au coeur d’un Âge de l’Atome, qui tour à tour nous enchante et nous glace d’effroi.