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« Paysages ordinaires » et « Canopée », expositions de photographies de Xavier Zimmermann

Du 4 avril au 1 novembre
Domaine Régional de Chaumont-sur-Loire, Chaumont-sur-Loire
Galerie de la Cour des Jardiniers

Vernissage le vendredi 3 avril à 17h


Depuis une quinzaine d’années, Xavier Zimmermann poursuit un travail de recherche axé sur le paysage.
En 2004, il réalise les « Paysages français ». Chaque photographie de cette série est construite sur un schéma identique : une « langue » de terre et de forêt, que domine un ciel immense occupant les trois quarts de l’image. Les photographies de Xavier Zimmermann ne sont pas le fruit du hasard. A l’exemple du peintre, il privilégie le temps de repérage des lieux pour élaborer ensuite avec une grande rigueur chacune de ses prises de vue. Photographe arpenteur, il scrute la réalité ordinaire de ces paysages et par l’image la transfigure.
La série « Paysages ordinaires » (2006) décline des fragments de paysage où alternent zones floues et zones nettes : sous-bois, feuillages d’automne… En hypermétropie et myopie, le photographe invite le spectateur à bousculer ses habitudes visuelles, à prendre le temps nécessaire pour contempler ce qui nous entoure. Xavier Zimmermann révèle ce que nos yeux ne voient plus. Un moment suspendu et poétique.
« L’art ne reproduit pas le visible, il rend visible l’invisible ». Paul Klee



L’artiste présente à Chaumont, « Paysages ordinaires » et « Canopée », création conçue pour le Domaine de Chaumont-sur-Loire.

« Paysages ordinaires »
« Xavier Zimmermann joue sur une faible profondeur de champ pour faire apparaître des plans dans l’image : des zones floues au premier et au troisième plan, une zone nette au deuxième. Il obtient ainsi une image brouillée dans laquelle se détachent des fragments qui retiennent le regard par leur netteté. Ce sont des paysages ordinaires... Et pourtant, ils sortent du cadre du souvenir, de l’impression globale, en projetant en avant un élément de l’ensemble et en nous obligeant à le contempler dans toute sa précision. De cette manière, Zimmermann rend visible ce qui est en général perdu dans la masse, comme dans certaines photographies où il met en lumière ce qui est à ras de terre, faisant ressortir la courbe majestueuse d’une herbe ou la légèreté d’une feuille qui repose sur le sol. Par l’utilisation de zones floues, il introduit également de l’émotion et même de l’émotivité dans ces paysages, comme si le regard s’était troublé tout à coup. Et de ce contraste entre le flou et le net, naît une tension, un questionnement sur le regard et la construction de la chose vue, telle qu’elle se déploie sur la photographie... Son travail sur l’équilibre des formes s’apparente à une recherche picturale ». Marie-Jeanne Caprasse

« Canopée »

« La canopée est l’étage supérieur de la forêt, directement influencée par le rayonnement solaire. Elle est considérée comme un habitat ou un écosystème en tant que tel.
Elle forme une strate supérieure de quelques mètres où se trouve 80% du feuillage des arbres. C’est là que la majorité de l’énergie solaire est captée.
Mon travail sur le paysage questionne la manière dont nous le regardons et la façon dont nous l’appréhendons.
Au petit matin, à l’aide d’une nacelle montant à 27 mètres, le haut des arbres se dévoile comme un enchantement, chaque détail devient perceptible. Chaque branchage, indiscernable du sol, est révélé à notre regard.
Monter en haut des arbres, c’est comme découvrir un fond sous-marin. Voir ce qui est invisible du sol, toucher ce qui est inapprochable.
La force de la nature et sa fragilité nous sont ainsi dévoilées ». Xavier Zimmermann