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[exposition] Exposition "c’est incroyable comme on grandit", du 12 octobre au 3 mars, Angoulême


Exposition "c'est incroyable comme on grandit"



 


 




 


 


 


 


 


 


 


 


 



 


Exposition de jeunes artistes issus de l’École Européenne Supérieure de l’Image
Sélection parmi les diplômés (DNSEP) 2012


Du 12 octobre au 3 mars
FRAC Poitou-Charentes
63 Bd Besson Bey, Angoulême


Vernissage jeudi 11 octobre à 18h00

Prospecteurs actifs, les FRAC possèdent cette capacité de faire le grand écart entre des artistes devenus des références historiques qui fondent la valeur patrimoniale et une scène émergente de la création contemporaine.
Il s’agit cette fois d’une toute jeune scène artistique que l’on peut découvrir dès cet automne au FRAC Poitou-Charentes à Angoulême. L’exposition se construit autour d’une sélection d’artistes fraîchement diplômés de l’école d’art de la région : l’ÉESI (École Européenne Supérieure de l’Image).
Installation multimédia, vidéo, dessin, peinture, sculpture… l’étendue des médias utilisés est aussi vaste que les recherches plastiques initiées sur les deux sites de l’école (Angoulême et Poitiers) et dans les trois mentions du diplôme option Art (pratiques émergentes, création numérique, bande dessinée).

Clément BOULADOUX
Nicolas COMTE
Lucie DESAUBLIAUX
Leï FANG
Baptiste FERTILLET - Émilie ROUTE
Olivier GAIN
Marie-Laure GUCCIARDI
Carine KLONOWSKI
In Ju KWON
Shuo WANG
Fabien ZOCCO


c’est incroyable comme on grandit

Saisis au terme de leurs études en école d’art, Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique en poche, au moment de leur envol vers des formations complémentaires ou vers leurs premières expériences professionnelles, les onze lauréats choisis, tout à l’élaboration de leur démarche artistique qu’ils sont, et quoiqu’ils recourent à des médiums très divers et proposent des formes très variées, nourrissent leurs oeuvres naissantes de questionnements qu’ils partagent. Comment, jeune artiste, circonscrire et déployer une démarche artistique personnelle ? Comment l’articuler avec, d’une part, l’histoire de l’art et, d’autre part, au-delà du champ artistique, avec la société ? Comment, individu, être en ce monde qui délègue, pour chacun à d’autres, les conditions de sa subsistance, qui morcelle infiniment les tâches et les savoirs, qui trouble les fonctions et les statuts, qui désempare en submergeant de représentations, d’incitations et de sollicitations ?


Michel de Certeau ouvre une perspective en affirmant que « le quotidien s’invente avec mille manières de braconner » et qu’ainsi le consommateur, créant des usages, échappe par la tactique aux stratégies normatives d’un ordre économique dominant. Prônant « les formes subreptices que prend la créativité dispersée, tactique et bricoleuse » , l’auteur clôt l’introduction de son livre en citant un antihéros de Witold Gombrowicz : « j’ai dû, vous le comprenez, recourir toujours davantage à de tout petits plaisirs, presque invisibles, des à-côtés… Vous n’avez pas idée combien, avec ces petits détails, on devient immense, c’est
incroyable comme on grandit ».


Clément Bouladoux, arpenteur des interzones, traduit par des photographies intimistes et de grands jus monochromes les ambiances indéfinies qui l’ont baigné. Dans un art du direct et de l’ellipse, Nicolas Comte combine l’optique analogique et numérique à de frustes installations pour générer d’imparables images d’improbables ailleurs. Lucie Desaubliaux fait de ses lectures une interface avec le monde et de son expérience de la lecture le substrat de sa démarche artistique. Leï Fang développe ses vigoureuses narrations graphiques dans l’espace interculturel sino-français qu’elle explore au quotidien. Prenant le cinéma comme matériau et objet de perception, Baptiste Fertillet, en collaboration avec Émilie Route, met en images la subjectivité du spectateur et la relativité de sa mémoire. Actant la porosité que présentent le monde tangible et ses avatars virtuels, Olivier Gain ralentit le flux de passage d’un état à l’autre. Entre présence et absence, insu et révélation, Marie-Laure Gucciardi fait l’expérience des paradoxes de l’imperceptible et de la possibilité de l’oeuvre d’art. Carine Klonowski crée les conditions spatiales et temporelles d’une incertitude de la perception. In Ju Kwon nourrit ses compositions picturales géométriques de son expérience de la solitude et de l’intériorité. Shuo Wang retient de ses consultations Internet quelques images qu’il traduit en peinture et agence en compositions murales ouvrant à d’infinies narrations potentielles. Fabien Zocco révèle froidement les flux informatiques et l’interaction continue des processeurs.
En proposant une exposition de jeunes diplômés de l’École Européenne Supérieure de l’Image, le Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes assume éminemment sa mission de soutien à la jeune création. L’ÉESI, partenaire direct de cette exposition, accompagne ainsi, les premiers pas professionnels de celles et ceux qui, avant l’été, étaient encore étudiants.

Alexandre Bohn,
directeur du FRAC Poitou-Charentes,
commissaire de l’exposition.



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