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Emmanuel Van der Meulen


Emmanuel Van der Meulen est né en 1972 à Paris. Diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2001, associé au BlueOrange Support Prize en 2006 par Gabriel Orozco, il a été pensionnaire de l’Académie de France à Rome / Villa Médicis en 2012-2013.

Expositions récentes (sélection) :

Ligne aveugle (Galerie de l’ISBA, Besançon, 2015), La vérité des apparences (La Tôlerie, Clermont-Ferrand, 2015), Alfred Jarry Archipelago, La Valse des pantins - Acte I (Le Quartier, Quimper, 2015), Speakeasis (Apes&Castles & Rosa Brux, Bruxelles, 2015), Facta non verba (Galerie Allen, Paris, 2015), Répéter unique (Toshiba House, Besançon, 2015), Du pain et des jeux (Galeries du cloître, EESAB, Rennes, 2014),Figures, fétiches (AnyWhere Paris, 2014), Spaceland (Studio Fotokino, Marseille, 2013), Festival international d’art de Toulouse (Château d’Eau, 2013), Teatro #3 (Villa Médicis, Rome, 2012), Giorno Uno (Galleria Bianca, Palerme, 2012), Filiations (Espace de l’art concret, Mouans-Sartoux, 2012), La peinture mode d’emploi (19 CRAC, Montbeliard, 2012), Chronochromie (Galerie Jean Fournier, Paris, 2011), La pesanteur et la grâce (Collège des Bernardins, Paris, 2010).

Il a été le commissaire de l’exposition Buongiorno Blinky (Cantieri Culturali alla Zisa, Palerme, 2013). 

"Les surfaces recouvertes par Emmanuel Van der Meulen sont, à leur manière, également paradoxales, aussi parce que son « travail de peinture » aboutit souvent à la création d’« espaces vides » ou « vacants », voire à l’affirmation de ce que la « vacance est le sujet du tableau » : la vacance comme résultat d’un travail et visant à mettre le regard au travail, en l’amenant au seuil de la perception, juste avant qu’il y ait à voir et à percevoir, à ce point de suspension où le regard se donne pour lui-même, fouillant lentement ces aplats obtenus par passages et recouvrements successifs et jamais totalement uniformes, à l’instar de ceux de Marthe Wéry ou d’Helmut Federle.

À ces centres vides, entourés de linteaux ou de bordures, succèdent aujourd’hui, obstinés, des cercles, des anneaux et des disques, soit autant de supports de visions centrées qui ne mettent que plus évidemment en valeur la construction de la peinture en miroir : des yeux largement ouverts sur nos propres yeux et qui nous font signe, déployés dans des formats assez grands pour engager le corps entier dans l’acte de voir."

Extrait du texte de Guitemie Maldonado Emmanuel Van der Meulen, rendre son regard à la peinture, catalogue de l’exposition Artist comes first, Festival international d’art de Toulouse, 2013.

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