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Master Bande dessinée

Le Master Bande dessinée, créé en 2008 à l’initiative de l’Ecole Européenne Supérieure de l’Image (EESI) et de l’Université de Poitiers, est une offre unique en Europe. L’EESI et l’Université de Poitiers ont conjugué leurs atouts pour construire un deuxième cycle d’études et ouvrir – dans le cadre de l’axe de recherche principal du laboratoire FoReLL (EA3816), l’étude du rapport texte-image – la possibilité d’une recherche en bande dessinée. Le Master spécialité Bande dessinée a conquis une notoriété qui attire un nombre croissant de candidats (18 inscrits en M1, 18 inscrits en M2 pour l’année 2012-2013).

L’UE1 rassemble les étudiants des quatre spécialités Master Texte/Image : Littératures, Ecrans, Scènes ( Arts du spectacle (assistant réalisateur/Assistant metteur en scène), Littératures et Cultures de l’Image, Bande dessinée, Arts Interactifs) de l’Université de Poitiers pour les enseignements fondamentaux en histoire des arts, théorie des figures et esthétiques comparées, connaissances indispensables aux métiers d’arts et/ou de recherche vers lesquels ils se dirigent tous. Ces enseignements théoriques fondamentaux sont donnés sur le campus de Poitiers. Les autres cours et ateliers de pratique sont donnés à l’EESI, sur le site d’Angoulême.

Une partie des cours est livrée en anglais ou sur supports anglophones, chaque spécialité délivre des cours de méthodologie de la recherche, de sorte que professionnalisation et recherche sont systématiquement associées.

OBJECTIFS DE LA FORMATION
Le Master Bande dessinée propose un lieu de création, de réflexion et de professionnalisation centré sur la bande dessinée et les domaines connexes de l’illustration, de l’animation et des productions numériques. Cette formation croise les pratiques et les réflexions d’un enseignement artistique avec les recherches menées en milieu universitaire, tout en faisant appel aux plus grands auteurs et spécialistes du domaine.

PUBLIC DE LA FORMATION
Le Master Bande dessinée accueille des étudiants de provenances diverses qui devront poursuivre un programme de recherche dans le domaine de la narration graphique, en conjuguant au moins deux des trois axes proposés :
- la mise en œuvre d’un concept de création (projet artistique)
- la mise en œuvre d’une recherche portant sur les pratiques contemporaines de la bande dessinée ou l’histoire de ces pratiques (projet scientifique)
- la mise en œuvre d’un concept éditorial original dans tous ses prolongements artistiques, techniques, juridiques et commerciaux (projet éditorial)

L’étudiant inscrit dans la formation du Master Bande dessinée doit être en mesure d’associer des pratiques et des réflexions nourries dans les champs artistiques avec la recherche universitaire.

INSCRIPTION DANS LE CONTEXTE ARTISTIQUE ET CULTUREL
Auteur-artiste, direction artistique, concepteur, éditeur, concepteur d’environnements numériques, métiers de l’image, assistant audiovisuel, assistant d’édition, enseignement général et artistique, maître de conférences (après le doctorat), chercheur, guide du patrimoine, interprète traducteur, conférencier, animateur de formation, chargé de formation, coordinateur pédagogique, chef de projet en formation, concepteur réalisateur de projets pédagogiques.

POURSUITE D’ETUDES
Le Master Bande dessinée est un master recherche ouvrant la possibilité de poursuivre en Doctorat. Admission sur dossier et entretien.

ORGANISATION DES ETUDES
4 semestres : 120 ECTS
Les trois premiers semestres du Master proposent des enseignements théoriques pour consolider un socle de savoirs relevant de l’histoire et de la théorie de la Bande dessinée, du roman graphique et de la relation Texte/Image. L’atelier de création permet de produire une recherche graphique.
Le dernier semestre est consacré à la rédaction du mémoire et à la présentation d’un projet artistique personnel.
Des invitations régulières d’artistes et de théoriciens de la Bande dessinée, de l’édition, de l’écriture impliqués sur la scène internationale permettent un contact direct et diversifié avec les processus de création, l’analyse et la critique théorique.

Intervenants en théorie et méthodologie éditoriale 2013-2014 :

Benoît Berthou, Maître de conférences (Université de Paris 13 Villetaneuse) ; Elsa Caboche (Université de Poitiers) ; Sébastien Cornuaud, Juriste ; Frédérik Dethue, Maître de conférence (Université de Poitiers) ; Jean-Paul Gabilliet, Professeur des universités (Université Michel de Montaigne Bordeaux 3) ; Laurent Gerbier, Maître de Conférences (Université de Tours) ; Gérald Gorridge (Professeur, EESI) ; Paul Gravett (Royaume Uni), Essayiste – critique (The Guardian, The Independent) ; Thierry Groensteen, Essayiste – éditeur (L’An 2 –Actes Sud) ; Anaïs Guilet (Université de Poitiers) ; Jean-Noël Lafargue (Université de Paris 12, St Denis) ; Marion Lejeune (Université de Poitiers) ; Désirée Lorenz (Université de Poitiers) ; Lisa Lugrin, Dessinatrice, éditrice (Na éditions) ; Hélène Martinelli ; Denis Mellier, Professeur (Université de Poitiers) ; Didier Ottaviani, Maître de conférences (ENS-LSH, Lyon) ; Thierry Smolderen (Professeur, EESI) ; Matteo Stefanelli (Université de Milan, Italie) ; Luc Vigier, Maître de conférences en littérature française (XXème) à l’Université de Poitiers.

Pratique artistique de la bande dessinée 2013-2014 :

Pierre-Laurent Daures, Auteur de bande dessinée ; Jean-Yves Duhoo, Auteur de bande dessinée ; Dominique Hérody (professeur, EESI) ; Sergio Garcia, Auteur de bande dessinée (Espagne) ; Grégory Jarry, Auteur – éditeur (Editions FLBLB) ; Paul Karasik (Etats-Unis), Auteur de bande dessinée – enseignant (Rhode Island School of Design) ; Ben Katchor (Etats-Unis), Auteur de bande dessinée – enseignant (Parsons New School, NY) ; Matt Madden, Auteur de bande dessinée ; Stefano Ricci (Italie), Auteur de bande dessinée – enseignant (Fakultat Medien Information und Design, Hambourg) ; Florent Ruppert, Auteur de bande dessinée

Historique des intervenants depuis 2008 :

Jessica Abel ; Diego Agrimbau ; Sergio Aquindo ; François Ayroles ; Fabrice Bedouet ; Dominique Bertail ; Benoît Berthou ; Laurent Bourlaud ; Elsa Caboche ; Sébastien Cornuaud ; Luc Cotinat ; Pierre-Laurent Daures ; Ludovic Debeurme ; Frédérik Dethue ; Jean-Yves Duhoo ; Thomas Dupuis ; Francisco Ferreira ; Nicolas Finet ; Jean-Paul Gabilliet ; Sergio Garcia ; Fabio Gaducci ; Jean-Louis Gauthey ; Laurent Gerbier ; Sarah Glidden ; Gérald Gorridge ; Thomas Gosselin ; Paul Gravett ; Thierry Groensteen ; Raphaëlle Guidée ; Anaïs Guilet ; François Henninger ; Dominique Hérody ; Bjarni Hinriksson ; Grégory Jarry ; Benjamin Katchor ; Paul Karasik ; Jean-Noël Lafargue ; Tristan Lagrange ; Marion Lejeune ; Désirée Lorenz ; Lisa Lugrin ; Matt Madden ; Julien Magnani ; Hélène Martinelli ; Denis Mellier ; Jean-Christophe Menu ; Harry Morgan ; Jose Munoz ; Fabrice Neaud ; Loïc Néhou ; Nylso ; Didier Ottaviani ; Amruta Patil ; David Prudhomme ; Thomas Ragon ; Stefano Ricci ; Florent Ruppert ; Jacques Samson ; Thierry Smolderen ; Matteo Stefanelli ; Gabriel Tremblay Gaudette ; Lewis Trondheim ; Lucas Varela ; David Vandermeulen ; Luc Vigier ; Fabio Viscogliosi ; Professeur Wan Kyung Sung ; Stephen Wright

Chaque année une journée d’étude est organisée par les élèves du Master Bande dessinée :

(IM)MATÉRIALITÉ DE LA BANDE DESSINÉE, 31 mai 2013

A l’heure du numérique, comment la bande dessinée contemporaine se réinvente-t-elle sur le papier et dans des formats hybrides ?

Du Turbomédia à l’impression à la
demande jusqu’au livre-objet, les nouvelles technologies et l’évolution
des pratiques éditoriales nous imposent de repenser la matérialité de la
bande dessinée. L’adaptation du blog en livre est l’exemple le plus
visible de l’intrusion du numérique dans nos librairies. Dans ce cas,
Internet s’impose comme un outil de prépublication.

Au-delà du blog BD, le Web est aussi le
lieu d’initiatives créatives et éditoriales plus spécifiques au support
numérique, comme celles de Sandawe, feu Manolosanctis ou GrandPapier.
Les supports numériques amènent également une mutation des langages. Ils
permettent des interactions avec d’autres médiums comme le cinéma,
l’animation ou le jeu vidéo et jouent avec les frontières de la bande
dessinée. En parallèle, l’univers de l’édition papier semble interroger
lui aussi sa forme matérielle, en se dirigeant vers des objets
travaillés aux multiples formats, des ouvrages micro-édités aux
livres-objets en passant par les recherches de l’Oubapo.

D’un côté, ces productions valorisent la
matérialité à travers des publications parfois coûteuses et peu
diffusées, tandis que de l’autre Internet, permet une diffusion
maximale, souvent gratuite et internationale des contenus. Quelles
nouvelles pratiques éditoriales naissent de ces diverses expériences ?

Afin de réfléchir à ces questions, aux mutations des formes de la bande dessinée et à leur pérennité, des professionnels et des spécialistes de tous horizons – éditeurs,
théoriciens, auteurs, blogueurs – ont été invités à venir partager leurs positions, leur expérience et leurs savoirs durant cette journée d’étude.

Le son et la bande dessinée, 7 juin 2012

Quand la bande dessinée dépasse le stade de l’onomatopée et du bruit,
il lui arrive de se mêler de son et de musique. Comment la musique
s’exprime-t-elle dans la bande dessinée ? Peut-on représenter le son
dans une planche ? La représentation de la bande dessinée est-elle
possible à la radio ou par le biais d’un disque ? Comment les auteurs
transcrivent-ils leur passion pour la musique dans leurs albums ?

Spectres, 7 juin 2011

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L’image fixe-t-elle le spectre ? Marqué par son affiliation à un autre monde, celui des morts et du passé, le spectre se définit aussi par l’inconstance des rapports qu’il entretient avec le monde visible.
Lorsque la bande dessinée s’empare de la figure du spectre, elle lui applique ses règles de représentation, ses dispositifs de narration, son rapport au temps. Que devient alors le spectre, arraché à son temps et fixé dans des images ? Quelles fonctions prend-il dans le récit ?
Assujetti au système de la bande dessinée, un spectre devient-il un bon fantôme ? Perd-il son aura ? Perd-il de son pouvoir ? Gagne-t-il d’autres propriétés ?

L’animal et la bande dessinée, 23 septembre 2010

A travers l’animal, l’homme cherche avant tout à se représenter ainsi qu’à accentuer les aspects les plus flagrants de la spécificité humaine. L’animal permet d’en offrir une image, d’accentuer certains traits propres au genre humain, que ce soit de sa physionomie ou de ses vertus.

De l’interprétation totémique donnée par les comic books (Spiderman, Batman) aux souris de Maüs d’Art Spiegelman, des animaux anthropomorphes de Calvo ou Trondheim jusqu’au motif du fidèle compagnon (Milou, Jolly Jumper, Snoopy), cette journée d’étude tentera d’appréhender différents traitements de la figure animale dans l’histoire de la bande dessinée et son discours.

PROFIL DES CANDIDATS
L’admission se fait uniquement sur dossier.

La première année du Master (M1) est accessible aux titulaires :
- du diplôme délivré par les écoles supérieures d’art pour sanctionner au moins trois années d’études (DNAP, Bachelor). Admission sur dossier, projet et entretien.
- du diplôme délivré par les Universités pour sanctionner au moins trois années d’étude (Licence, Bachelor ou diplôme équivalent). Admission sur dossier, projet et entretien.
- aux professionnels à titre dérogatoire. Le système d’équivalences est déterminé pour favoriser autant la diversité des propositions que la qualité de leur environnement de réalisation.

Les demandes de VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) sont à déposer auprès de l’Université qui organise les commissions.

La deuxième année du Master (M2) est accessible après examen du dossier de l’étudiant par la Commission de scolarité de l’Université, puis entretien avec l’équipe enseignante, pour les candidats déjà détenteurs d’un master ou d’un doctorat.

LIEU DE LA FORMATION
Les cours se déroulent à l’Ecole Européenne Supérieure de l’Image, site d’Angoulême, 134 rue de Bordeaux.
Les enseignements théoriques fondamentaux sont dispensés pour toutes les spécialités du Master sur le campus de Poitiers.

PROCEDURE DE CANDIDATURE
Dates de demande d’admission en Master 1 et 2 :
du 17 mars au 3 juillet 2015

La demande d’admission se fait via l’adresse internet suivante :

Université Ciell2
Le Jury se prononcera le 10/07/2015.
Les confirmations/démission de candidats seront possibles à partir du 10/07/2015 et jusqu’au 15/07/2015.

Frais de gestion de dossier (hors étudiants inscrit à l’EESI en 1er cycle) : 35€ par chèque à l’ordre de régisseur de régie de recettes d’Angoulême.

DIRECTION DU MASTER
Luc Vigier, Maître de conférences en littérature française (XXème) à l’Université de Poitiers

COORDINATION DU MASTER
Thierry Smolderen, Professeur à l’EESI

RENSEIGNEMENTS SUR LE MASTER
Coordinatrice Pédagogique
Adeline Lapeyre a.lapeyre@eesi.eu +33 (0)5.45.92.02.22

ADRESSE POUR LE RETOUR DES DEMANDES D’ADMISSION
Université de Poitiers
Service de la scolarité de la Faculté des Lettres et des Langues
UFR LETTRES ET LANGUES
Bâtiment A3
1, rue Raymond Cantel
BP 613
86022 POITIERS CEDEX

RENSEIGNEMENTS SUR LES INSCRIPTIONS

Service scolarité UFR Lettres et Langues
+33 (0)5.49.45.32.71
Pour tout renseignement sur les conditions administratives d’inscription et les examens, contacter Arnaude Guillot
(responsable scolarité UFR) et Véronique Raynot (responsable secrétariat master recherche) :
scolarite.ll@univ-poitiers.fr
sec.master-recherche.ll@univ-poitiers.fr

Pour tout renseignement pédagogique sur les contenus et les travaux de recherche, contacter Isabelle Gadoin (PR anglais) et Anne-Cécile Guilbard (MCF Littérature française et Esthétique de l’image) :
Isabelle.gadoin@univ-poitiers.fr
anne.cecile.guilbard@univ-poitiers.fr

MAQUETTE DES ENSEIGNEMENTS
Les enseignements sont donnés en Français. L’anglais est la langue véhiculaire dans le cadre des invitations internationales et la langue d’expression de certains supports artistiques et documentaires.

Master 1 - Semestre 1

UE1Enseignements fondamentaux
Esthétiques comparées, Théorie des figures, Histoire de l’art (42 h)
Conférences (12 h)
54h6 ECTS
Coeff. 2
UE2Enseignements de spécialité
Histoire de la Bande dessinée
Roman graphique
Relation Texte/Image
Théories de la Bande dessinée
90h9 ECTS
Coeff. 3
UE3Enseignements disciplinaires
Méthodologie
Atelier de création
190h15 ECTS
Coeff. 5

Master 1 - Semestre 2

UE1Enseignements fondamentaux
Esthétiques comparées, Théorie des figures, Histoire de l’art
28h6 ECTS
Coeff. 2
UE2Enseignements de spécialité
Histoire de la Bande dessinée
Roman graphique
Relation Texte/Image
Théories de la Bande dessinée
100h9 ECTS
Coeff. 3
UE3Enseignements disciplinaires
Méthodologie
Atelier de création
TER + Projet artistique personnel
190h15 ECTS
Coeff. 5

Le TER est un mémoire de recherche d’une cinquantaine de pages à rendre à la fin de la première année. Ces recherches sont menées sous la direction d’un enseignant-chercheur (maître de conférences ou professeur).

Master 2 - Semestre 3

UE1Enseignements fondamentaux
Esthétiques comparées, Théorie des figures, Histoire de l’art (14h)
Conférences (4h)
18h3 ECTS
Coeff. 1
UE2Enseignements de la spécialité
Histoire de la Bande dessinée
La Bande dessinée comme objet théorique
Relation Texte/Image
100h12 ECTS
Coeff. 4
UE3Enseignements disciplinaires
Méthodologie
Atelier de création
190h15 ECTS
Coeff. 5

Master 2 - Semestre 4

UE1Enseignements de spécialité
Recherches graphiques
75h9 ECTS
Coeff. 3
UE2Enseignements disciplinaires
Méthodologie colloque et projet fin de cycle
Mémoire + projet artistique personnel
40h21 ECTS
Coeff. 7

Le mémoire est un mémoire de recherche d’une centaine de pages à rendre à la fin de la deuxième année. Ces recherches sont menées sous la direction d’un enseignant-chercheur (maître de conférences ou professeur) avec qui il est conseillé de prendre contact à l’issue de la première année de master.

www.eesi.eu
www.univ-poitiers.fr