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[conférence] Leçon de la soustraction le 1 juin 2010 à 18h00, Angoulême



 


LEÇON DE LA SOUSTRACTION
Rencontre avec Jean-Baptiste Farkas


Mardi 1 juin à 18h00
Salle des colonnes
134, rue de Bordeaux, Angoulême


L'entretien avec Jean-Baptiste Farkas sera l'occasion pour l'artiste de présenter son travail, en revenant notamment sur ses deux propositions de modes d’emploi :

IKHÉA©SERVICES : « rompre l’enchaînement des actions efficaces »


Née de l’étonnement que tout, dans notre société, fonctionne si bien et semble, en apparence, ne poser aucun problème, Ikhéa©services, dès son origine, se pense comme « l’entreprise de la faute ». Elle sème des embûches, produit et diffuse « ce qui ne va pas de soi », brouille les valeurs, parasite des modèles de pensée pour les dénaturer, impose des décalages, des bévues, encourage les déviances. Ikhéa©services puise ses forces dans la marge et revendique la complexité. Mais Ikhéa©services est aussi utopiste et souhaite édifier un contre-modèle de production ignorant les formats qui nous sont imposés.

Glitch : « Beaucoup plus de moins ! »

Issu du vocabulaire de l’informatique, le mot Glitch caractérise une irrégularité ou un défaut de fonctionnement. C’est le désir d’installer la défectuosité (et non plus l’efficience) au coeur même d’un processus de production standardisé qui a poussé Jean-Baptiste Farkas à créer, en 2002, Glitch dont la devise nous informe sans détour sur ce qu’elle va nous proposer : du « beaucoup plus de moins ». Glitch se propose de « célébrer, à contre-courant, les altérations, les dommages et la perte de valeur ». Il y a pléthore de tout. Soustraire est donc LE geste favorisé.

Écrits pour être mis en pratique, ces modes d’emploi doivent tout à ceux qui, en les réalisant, leur inventent un vécu.





Jean-Baptiste Farkas

Jean-Baptiste Farkas est un artiste né en 1962. Actif au sein de la Biennale de Paris, Jean-Baptiste Farkas a initié les projets IKHEASERVICES (1998) et Glitch (2002). Articulé autour des notions d’usage et de prestation, opérant dans le réel, le travail se veut perturbateur et souhaite générer des questionnements de fond sur les comportements induits par la société. Il distille une éthique qui exhorte au danger.