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[exposition] AmeXica sKin par le collectif Gigacirus, le 25 juin 2010 à 17h, Poitiers



 


 


AmeXica sKin
par le collectif Gigacirus


VERNISSAGE


Vendredi 25 juin à 17h
Chapelle Saint Louis du collège Henri IV, Poitiers
Ouverture tous les jours de 14h à 18h

INSTALLATION MULTIMEDIA INTERACTIVE


un parcours de vidéos de création, de textes et de sons dessine les flux migratoires du sud vers le nord de l'Amérique.

L'histoire de AmeXica sKin, c'est l'actualité de la frontière Mexicano-Américaine, noeud d'échanges économiques et culturels, enjeu de conflits, point de rencontre avec l'autre et ses différences.


Les témoignages diffusés au sein de AmeXica sKin sur supports vidéo numérique, son, diapositives, textes interactifs, dévoilent la brutalité de la zone frontalière US-Mexique, égale à la violence qui se joue entre l'Afrique et l'Europe.

"Au travers de l'espace ouvert de l'oeuvre AmeXica sKin, je questionne mon engagement d'artiste dans l'Histoire : quelle forme donner à mon témoignage, à mon point de vue d'artiste sur le monde, au-delà des clichés véhiculés par les mass médias, la politique, les habitudes culturelles et esthétiques ?


J'ai choisi d'évoquer le passage de la frontière comme un chemin d'épreuves, image symbolique du labyrinthe, matérialisation de la menace de rencontre avec la mort, mais aussi de la quête du sens de la vie."

Sylvie Marchand, auteur et réalisatrice

CONFERENCE "Art et nomadisme"


Vendredi 25 juin à 19h30


Médiathèque François-Mittérand, Salle Jean-Richard,


4, rue de l'Université, Poitiers


avec Sylvie Marchand (artiste et professeur à l'EESI), Alix de Morant (philosophe, journaliste), Fabrice Raffin (Sociologue)

Alix de Morant


Motivée par un nomadisme créateur, la démarche de Sylvie Marchand avec Gigacircus rejoint celle d’autres artistes qui font le choix de travailler l’espace public pour y croiser des préoccupations sociétales. A l’heure des replis identitaires, à la rencontre de l’autre et du public, ces artistes nous proposent l’alternative d’une pensée aventurière et voyageuse, non sans attache mais sans appartenance.

Partant de quelques exemples et sous forme de promenade, le propos tentera de tendre des passerelles de l’esthétique à la philosophie. Il soulignera comment, en cette ère placée sous le signe du multiculturalisme et des mouvements de populations, ces artites “nomades“ s’impliquent dans des projets qui touchent aux vagues humaines qui, au gré des migrations, composent des sphères publiques d’exilés analysées
 entre autres par le sociologue indo-américain Arjun Appadurai.
Entre conquête et exode, au confluent des deux Amériques, « AmeXica sKin », installe un dispositif poétique et réflexif à l’endroit précis de la ligne de fracture. On montrera comment ailleurs à La Haye, aux Pays-Bas, pris dans le jeu des démolitions, le groupe Op-trek accompagne la transformation architecturale du quartier historique du Transvaal, hâtivement bâti à la fin des colonies et sédimenté par diverses couches d’immigration. On évoquera encore l’exposition « Home&Away » au Musée du Cinquantenaire de Bruxelles mise sur pied par des expatriés, des réfugiés, des gens sans domiciles fixes, et le projet européen TAMA conduit en Grèce avec les gitans d’Athènes par la plasticienne Maria Papadimitriou…

Journaliste pour les revues culturelles Stradda, Cassandre, et auteur d’une thèse de doctorat en arts du spectacle sur les “Nomadismes artistiques : des esthétiques de la fluidité”, Alix de Morant mène depuis les années 90 des recherches sur les arts dans l’espace public. En 2009, elle a coécrit avec Sylvie Clidière, Extérieur Danse, aux editions de l’Entretemps. Vient de paraitre également Le Cahier forain des Magnifiques, publié chez Lansman en Mai 2010.


Fabrice Raffin : « Le rôle politique des arts nomades en question »


Le rôle politique et social de l’artiste se constitue dès le 19ième siècle pour s’affirmer au 20ième siècle. De nos jours, cette fonction de l’artiste se manifeste à part entière dans les arts nomades et les mobilités artistiques actuellement en plein développement.


Cette intervention questionnera la logique politique profonde de l’artiste en lien avec sa mobilité : la mobilité comme « outil », entre quête de liberté et volonté d’intervention politique ou quand l’artiste se meut en trublion positif.

Sociologue, Directeur de recherches de S.E.A. Europe à Paris, spécialiste de l’engagement culturel, des pratiques artistiques et de la ville. Il mène depuis une quinzaine d’années des travaux sur la reconversion des friches industrielles et marchandes en espaces culturels. Il est auteur de l’ouvrage Friches industrielles – Un monde culturel européen en mutation, Editions l’Harmattan, 2007 et co-auteur de l’ouvrage Les Fabriques : Lieux Imprévus, Edition de l’imprimeur, 2000.


Informations pratiques :

Exposition AmeXica sKin
20 juin - 20 août 2010

Chapelle Saint Louis du collège Henri IV, Poitiers
Ouverture tous les jours de 14h à 18h