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[exposition] Les mouches volent en carré, jusqu’au 24 juillet, Paris


Les mouches volent en carré
Une exposition de Sylvain Bourget et Julien Nédélec,
Carte blanche au collectionneur Hervé Acker à la galerie Benada-Pinel



 


 


 


 


 


 


 



Jusqu’au dimanche 24 juillet
BENDANA-PINEL ART CONTEMPORAIN
4 rue du Perche, Paris


Pour sa troisième carte blanche, Bendana-Pinel Art Contemporain a demandé à Hervé Acker, amateur et collectionneur d’art contemporain, d’être le commissaire de l’exposition. Son choix s’est porté sur Sylvain Bourget et Julien Nédélec qui ont accepté de réaliser cette exposition en commun. À travers une sélection de vidéos, de sculptures et de dessins, les deux artistes créent un dialogue riche de sens et original.

Sylvain Bourget aborde son travail avec l’oeil d’un documentariste qui fait le pari d’abandonner tout système de pensée préétabli vis-à-vis de ce qu’il décrit, et de se soumettre aux évènements, au motif que la complexité du réel dépasse toujours notre capacité d’entendement. Rien de spectaculaire ni de dangereux, plutôt des actions que seule leur absurdité sauve de la banalité et qui détiennent toutefois une charge poétique et un potentiel subversif.

Julien Nédélec, amateur de casse-tête, ne cherche pas les solutions, mais les problèmes, et opte pour la simplicité dès que les choses deviennent compliquées. Observer les formes du monde comme des objets mathématiques idéaux, jouer des équations établies pour mieux les renverser… entamant directement le réel, Julien Nédélec cerne les contours des formes et des théories, les découpe, les ajuste les uns aux autres à sa guise, puis les ré-assemble pour donner à voir un réel augmenté, ou diminué.

Internet est une importante source d’inspiration pour les deux artistes. A la question posée sur le site http://fr.answers.yahoo.com « pourquoi les mouches volent en carré ? », « undercover » répond qu’il pense que les mouches aiment la géométrie alors que « fragnatic5930 » explique que les mouches volent en carré puisqu’elles ne volent pas en triangle. S’il est assez peu probable que les diptères aient une appétence particulière pour la géométrie, notre capacité à abstraire des comportements, à créer des langages formels raconte peut être, en revanche, quelque chose sur notre rapport à la nature, à la culture, à l’esthétique.

Dans cette exposition, les travaux de Sylvain Bourget et de Julien Nédélec se rejoignent autour de cette étude attentive des phénomènes et systèmes anodins qui forment notre quotidien.